Pèlerinage à Lisieux 2019

Merci à Françoise pour son témoignage

PÈLERINAGE LISIEUX DU 23 AU 26/04/2019

Ce mardi de Pâques, le car nous attendait près de la gare… nous voilà partis pour 4 jours de pèlerinage à Lisieux. Tout est réglé comme du papier à musique ; arrêt pour le chauffeur (il était en route depuis tôt ce matin), arrêt pour le dîner, blagues de l’abbé Bayet (mais aussi prières avec lui), passage sur le pont de Normandie, magnifiques paysages parmi les champs de colza et les belles maisons normandes….et nous sommes à Lisieux. Il est 17h, nous montons déposer les valises dans les chambres, la messe est prévue pour 18h, le repas à 19h et les vêpres à 20h. Notre première journée se termine.

Mercredi de Pâques.

Aujourd’hui, l’horaire est chargé. Nous débutons la journée par les laudes, le déjeuner et la messe au Carmel.

Maintenant, c’est Ste Thérèse que nous allons découvrir enfin, en commençant par le musée. La guide nous introduit dans sa vie toute simple. Elle nous parle de sa famille, de son sourire, de ses pensées, de son quotidien, de ses écrits, de ses combats et de ses derniers moments terrestres. Ce que j’ai retenu, c’est que Thérèse fut une jeune fille toute simple qui a cassé l’image d’une relation rigide entre Dieu et les hommes qui avait cours au 19ème siècle. Par son sourire, sa vie pleine de petits gestes vers tous ceux qu’elle rencontre, elle a transmis le message que Dieu est Amour et que l’on peut lui parler en toute simplicité. Sa notoriété s’est répandue rapidement à travers le monde peu après sa mort grâce à son livre « Histoire d’une âme ». Cloîtrée dans son Carmel,puis affaiblie par la maladie, elle soutient par ses lettres et ses prières des missionnaires qui œuvrent dans le monde. Elle deviendra par ce fait patronne des missionnaires.

Nous avons, ensuite, visité les « Buissonnets » la maison où Thérèse vécut après le décès de sa maman et avant son entrée au Carmel (de nombreux objets nous font découvrir la vie quotidienne de la famille Martin).

L’après-midi, nous avons visité la cathédrale où Thérèse suivait les offices avec toute sa famille. En choisissant des chaises sur les bas côtés de l’autel, on comprend le choix de Louis Martin qui se souciait que ses filles voient ce qu’il se passait à l’autel et entendent convenablement la voix du célébrant.

La basilique construite en l’honneur de Sainte Thérèse est grandiose. Pleine de couleurs et de symboles à l’image de Thérèse, elle nous transmet son message de la « petite voie » (chemin de sainteté et d’espérance). Confiance, abandon et Amour de Dieu en sont les trois mots clé.

Le souper et les vêpres achèvent cette journée.

Jeudi de Pâques.

Tôt ce matin,nous avons déjeuné et pris le car pour Alençon. Ce n’est pas seulement les traces de Thérèse (poupées, jeux, vaisselle….) que nous y avons trouvé. Nous avons découvert qui étaient ses parents et le couple qu’ils formaient. Non seulement avec des souvenirs visibles (les pièces de leur maison,châle,canne à pèche, alliances, montre…) mais aussi par un film qui reprend la correspondance de Zélie et Louis. Ils sont, c’est vrai, exemplaires mais ils nous ressemblent. Ils ont les soucis de leurs enfants et ceux du travail. Une phrase de Zélie m’a particulièrement touchée. Elle parle des désirs de plusieurs de ses enfants et elle conclut en disant : …. «et moi je désirerais avoir un peu la paix ». Ces courriers nous relatent l’annonce de sa maladie et comment, ensemble, ils portent cette croix.

Ils deviennent, pour moi, des saints sur lesquels je peux m’appuyer.

Après un repas gourmand à Sées, nous partons vers le couvent des visitandines à Caen.C’est Léonie qui nous y attend. Elle est une des soeurs aînées de Thérèse. Elle fut une enfant au caractère difficile, perturbée par la mort précoce de plusieurs de ses petits frères et soeur. Mais elle avait le désir profond de bien faire. Elle fut une des premières à comprendre le message de la ‘petite voie’ que lui enseignait par lettres sa soeur Thérèse. Elle finit, elle aussi, par entrer au couvent (après trois essais infructueux) . Elle y vivra dans la simplicité, l’effacement, la joie, la paix. Les visitandines garderont le souvenir d’une religieuse pleine de gaieté et d’humour qui, se confiant totalement en la miséricorde de Dieu, avait vaincu les aspérités de son caractère et pouvait accueillir avec paix et sérénité la réalité de chaque journée.

Le 24 janvier 2015 a commencé l’ouverture de son procès en béatification.

Dans l’église où se trouve sa sépulture, nous avons eu l’occasion de lui confier dans la prière tous nos enfants et petits enfants en difficulté.

Sa devise était : « confiance envers et contre tout » .

Voici que se termine notre troisième journée.

Vendredi de Pâques

Nous avons dû nous lever tôt ce matin pour déposer nos bagages dans le car puis aller déjeuner à 7h30. Ensuite il y eut les laudes et la messe.

Nous avons pu, après ce temps de prières, profiter d’une belle plage libre qui nous a permis de soit nous balader dans la ville soit retourner dans l’un ou l’autre site.

Il était midi quand nous avons dîné et fait nos adieux aux soeurs qui nous ont accueillis pendant 4 jours à l’Ermitage.

Le retour fut sans particularité si ce n’est de nombreux bouchons que notre chauffeur a bravés avec efficacité. Ce qui a engendré un retour tardif pour beaucoup d’entre nous.

Grand merci aux organisateurs.

L’abbé Bayet nous a épaté par son endurance, son désir de nous conduire par la prière vers sa SainteThérèse, sa ponctualité, son humour et sa disponibilité.

Carine était toujours dans l’ombre mais veillait au grain pour que rien ne soit oublié.

Myriam et Philippe ont entouré les deux malades de plein d’attentions. Nous aussi ,nous en avons profité. Ils ont veillé à ce que tous les papiers soient en ordre,les instructions envoyées à temps , à réserver les lieux et….encore mille choses.

Merci à vous tous , qui avez participé à ce pèlerinage, il a régné entre nous un climat de bienveillance et de joie qui a fait de ce séjour une parenthèse bien agréable et priante.

Françoise