Quelques documents.

1) Extraits des carnets de notes de Soeur Léontine

Années 1922-1923- (B 2ème partie)

Novembre 1923:

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Le 2 :« …Dans la matinée, le Père et moi allons chez Mme Logé pour le pied à terre, cela n’a pas l’air d’aller tout droit. »

 

 

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Le 16 :« …Je monte à la citadelle avec ma Sr Fortunée pour voir les 2 propriétés que nous avons en vue. »

 

Décembre 1923:

1922 1923 B 2ème partie-49Le 21 :« …A 11h, le Père reçoit une 2ème lettre de Mme Hazebrouck. Elle cédera son terrain pour 10.000 francs plus les frais. Si on accepte, il faut prier le notaire Jeanmart d’arrêter la vente…J’y                                                                                cours. Merci à la Bienheureuse. »

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Le 29 :« …Sr B et moi allons chez le Père Recteur demander que le Père L. fasse partie de l’Association sans but lucratif, il faut écrire au P.Prov. »

Le 30 : « …j’envoie une lettre par express au P.Provincial pour lui demander que le Père fasse partie de l’Association sans but lucratif. »

Année 1925. Notes concernant la création du Comité de Soutien et la construction de la chapelle.

Juin 1925:

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– Le 26:  » Compte rendu du vendredi 26 juin 1925 pour la Construction de la Chapelle de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus « aux Buissonnets » à la Citadelle.

Présidente: Madame la Baronne de Dorlodot 

 

 

 

 

comité de soutien

 

– Les membres du Comité…

 

 

 

les fonds

 

– Comment réunir les fonds pour la construction de la chapelle…

 

 

Juillet 1925

statue du Carmel

 

Le 25: Mme Hassebroucq donne la Vierge du Carmel qu’elle reçut en 1910 de Mère Agnès…

 

 

 

 

Septembre 1925

17 sept 1925

 

Le 17: …puis il expose brièvement l’histoire des Buissonnets…et comment providentiellement, on fait l’ acquisition du terrain grâce à la générosité de Mme Hassebroucq puis acquisition du baraquement dans lequel on ménage le petit oratoire qui d’ après « la volonté de la Petite Sainte » va disparaître pour faire place à la belle chapelle.

Le Père explique les plans dus à Mr Ghequière…

 

2) Extraits des archives du Carmel de Lisieux concernant madame Hassebroucq-Logé

  • Concernant l’occupation des « Buissonnets » à Lisieux (maison où vinrent habiter monsieur Martin et ses 5 filles après le décès de son épouse Zélie), par madame Hassebroucq, on retrouve dans les archives du Carmel de Lisieux le récit suivant:

Née le 30 octobre 1872 à Namur (Belgique), décédée le 13 octobre 1937 à Uccle (Belgique).

Mme Hassebroucq, veuve à 26 ans, vint à Lisieux en Pèlerinage et se plaignit de la difficulté à visiter les Buissonnets et du mauvais accueil des gens qui y habitaient. Au parloir, Sr Geneviève lui dit : « Puisque vous êtes libre, louez-les ! » Ce qu’elle fit et à partir du 13 février 1911, Mme Hassebroucq et ses trois filles commencèrent leur office d’hôtesses des lieux et ce jusqu’en septembre 1912. Elle témoignera au Procès de Non Culte, le 11 septembre 1911, Session VII.

Lien vers les archives de Lisieux (bottin – lettre H)
  • Madame Hassebroucq-Logé a participé au procès de Non Culte, session VII et a été interrogée le 11 septembre 1911.

Pour retrouver son témoignage, vous pouvez consulter le lien suivant:

Archives de Lisieux, procès de Non-Culte, madame Hassebroucq

3) Archives des Sœurs de la Charité de Besançon.

Parution au Moniteur Belge de la constitution de « l’Oeuvre des Bateliers » et de ses statuts.Image0263

4) Archives de l’Evêché de Namur, Une « chapelle miraculeuse ». Extrait du Bien Public de Gand, Août 1931.

« …En 1903, venaient s’installer à Namur, pour y prendre la direction de l’école professionnelle des Bateliers, quelques Sœurs de la Charité de Besançon, dirigées par la Révérende Sœur Léontine.

Spécialement protégées par Sœur Thérèse de l’Enfant Jésus au cours de la guerre, Sœur Léontine et ses consœurs ont été choisies par la Providence pour propager en Belgique le culte de la Petite Sainte.

Depuis longtemps, Sœur Léontine cherchait pour ses sœurs un petit pied-à-terre à quelque distance de la ville.

Les recherches restaient vaines, lorsqu’en 1923, se préparant à prêcher une retraite au Carmel de Corioule, le R.P.Lucas,S.J., directeur de l’Ecole des Bateliers, choisit comme lecture, au cours de cette préparation, « L’Histoire d’une âme ». Presque ignorant jusque là de la vie de Sœur Thèrèse, il ne lut pas 20 pages de cet ouvrage qu’il ne fut conquis.

Désireux de placer l’Ecole des Bateliers sous la protection de la Bienheureuse, le Père Lucas s’avisa de lui demander un signe de la protection qu’il réclamait d’elle. « Trouvez-nous, dans un délai assez rapproché, lui dit-il, le terrain cherché, mais un vaste terrain, en plein air. »

Le lendemain matin-c’était en août 1923- le Révérend Père trouvait dans son courrier une carte de Lisieux, signée « Albert ». C’était un ami qui lui écrivait « Toute la famille est à Lisieux; nous prions à vos intentions »…Le signe commençait à poindre.

Quelques semaines plus-tard, une dame H…, alors à Verviers, écrit à Sœur Léontine que, connaissant son désir, elle lui annonce son projet de vendre un verger, situé à la citadelle de Namur. La mise à prix en est de 25.000 francs, mais elle le céderait aux Sœurs de l’Ecole des Bateliers pour 20.000 francs.

Les ressources des Sœurs étant très modestes, il fallut décliner l’offre. Poste pour poste, Mme H…répondait : « Au nom de la chère Soeur Thérèse, je vous offre mon verger pour 10.000 francs, avec mes regrets de n’être pas assez riche pour vous en faire don. Je serai trop heureuse si ce terrain peut aider à faire un peu de bien à vos petits bateliers. »

L’offre fut acceptée avec reconnaissance. Au moment de signer l’acte d’acquisition, le 5 janvier 1924, les Sœurs apprenaient que Mme H…était depuis bien des années une fidèle dévote de la Petite Sainte, ayant été guérie par son intercession, en 1908. De plus, Mme H…avait habité pendant dix-huit mois, les Buissonnets ( Propriété de la famille de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus) de Lisieux.

Par gratitude, on donna au verger le nom de BUISSONNETS.

A partir de ce moment, se multiplient les prodiges qui font de l’oratoire qui s’élève aujourd’hui en cet endroit une « chapelle miraculeuse ».

C’est d’abord l’acquisition, à un prix dérisoire, d’un baraquement où les Sœurs pouvaient installer, à côté d’un abri pour les enfants de l’ Ecole, un petit oratoire en l’honneur de Sœur Thérèse.

C’est ensuite l’insistance extraordinaire des passants qui voudraient être admis à honorer la Bienheureuse dans sa modeste chapelle et qui, tous, comme s’ils s’en étaient donné le mot, exprimaient le désir de voir s’élever aux Buissonnets une église en l’honneur de la petite Sainte de Lisieux.

C’est aussi l’offre spontanée d’un architecte qui réalisera ce monument magnifique qu’est la chapelle des Buissonnets et qui met gracieusement son talent et son expérience au service de Sœur Léontine.

Ce sont surtout les souscriptions en argent qui affluent. Il faudrait revoir les interminables listes que publia à cette époque le journal « Vers l’Avenir » : franc par franc, peut-on dire, le peuple catholique apportait son obole… »